Le 5ème pilier: Associez bien vos aliments et modérez vos apports.

Comme le disais le célèbre coach des stars Antony Robbins dans un de ses livres : «  Vous adorez manger et désirez manger beaucoup ? Alors mangez peu, ainsi vous vivrez assez longtemps pour manger beaucoup ! ».

Lorsque j’observe les gens manger, que cela soit dans des fast-foods ou encore dans les restaurants que je fréquente assez régulièrement lors de mes nombreux déplacements, je suis atterré par la vitesse à laquelle les gens mangent et par la quantité d’aliments avalés.

Je vois régulièrement des personnes ingurgiter deux, voire trois hamburgers chez Quick ou Mac Donald pour continuer avec des frites (un paquet grande taille bien sûr !) puis des desserts et je suis trop souvent témoin dans les restaurants de repas durant lesquels des individus mangent une entrée, un plat, du fromage et un dessert, le tout accompagné par une quantité astronomique de pain.

Pour ma part, un plat et un café suffisent à me rassasier, mais ce n’est pas le cas de bon nombre de personnes.

Le plus étrange étant que lorsque vous les interrogez à ce sujet, elles n’estiment pas manger beaucoup.

Alors pourquoi les personnes avalent elles autant de nourriture sans même en avoir conscience et surtout quel impact cela à t’il sur leur santé ?

Pour répondre à la première question, hormis le fait que nous vivons dans un monde où tout va très vite, Internet comme les repas, je pense que la principale raison est que les gens ne prennent pas le temps de mâcher et qu’ils n’ont même pas conscience de l’importance de cet acte.

Nous avons été créés avec des molaires et des glandes salivaires pour une raison bien précise, la mastication de nos aliments. Celle-ci a un but, nous faire saliver afin que les enzymes salivaire notamment l’amylase puisse démarrer son action de dégradation du bol alimentaire.

Il y a plusieurs intérêts à cette mastication. Tout d’abord stimuler notre sécrétion d’amylase indispensable à notre équilibre. Des travaux réalisés par une équipe internationale coordonnée par un chercheur Français et publiée le 30 mai 2014 dans la revue « Nature Genetics » a mis en évidence qu’une salive pauvre en amylase augmente très significativement les risques d’obésité.

Le second intérêt est lié au fait que plus nous mâchons, plus nous salivons, plus notre bol alimentaire se transforme en bouillie, moins cela ira irriter notre œsophage et surtout notre intestin grêle. En effet, il a été constaté que les personnes mangeant en avalant leurs aliments après seulement deux ou trois mastications (un peu comme les animaux carnivores) se retrouvent ensuite avec des morceaux entiers, mal dégradés dans un intestin grêle conçu pour assimiler des aliments liquéfiés. Ceci générera une inflammation, des gaz, des spasmes intestinaux et une détérioration de notre équilibre intestinal avec tous les problèmes que cela induit. Bref, un véritable bonheur postprandial.

L’autre effet de cette gloutonnerie sera que les personnes ne se sentant pas rassasiées par la mastication éprouveront le besoin de manger plus pour se sentir remplies.

Des études très sérieuses ont été réalisées aux Etats-Unis par le docteur Clive Mac Cay de l’université de Cornell et par le docteur Edward Masaro de l’université du Texas.

Mac Clay a pris des rats de laboratoire et a réduit leur consommation alimentaire de moitié. Il a ainsi doublé leur longévité.

Masaro quant à lui a fait deux groupes de rats. Au premier il donna à manger à volonté alors qu’au deuxième il diminua les rations de soixante pour cent. Au bout de 810 jours, seuls 13% des rats du premier groupe étaient encore en vie contre 97% de ceux du second groupe.

Toutes les études réalisées à ce jour ont montré que la dégradation physiologique d’un animal à sang chaud est très nettement retardée par la diminution des quantités alimentaires absorbées.

Alors si vous désirez vivre vieux ou vieille, comme le conseille Tony Robbins, il est temps de penser à manger moins et donc de prendre le temps d’apprécier vos repas, même s’ils sont légers, en mastiquant longuement votre bol alimentaire. Ainsi vous pourrez manger longtemps, beaucoup et sans jamais grossir.

Mais il n’y a pas que la quantité avalée qui nous fait du mal.

La mauvaise association de certains aliments peu elle aussi avoir des effets négatifs sur notre santé.

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Vous observerez si vous regardez autour de vous que ce sont très fréquemment les mêmes associations alimentaires qui reviennent encore et encore.

Nous mangeons par exemple de la viande ou des volailles avec des pommes de terre, du fromage avec du pain, du poisson avec du riz, des pizzas, du café ou des céréales avec du lait, du riz ou des pâtes à la sauce tomate.

Or il se trouve que certains aliments ne font pas très bon ménage et ont du mal à être assimilés ensemble pour la simple et bonne raison que pour être digérés ils nécessitent des milieux acides ou alcalins différents.

Pour faire simple, les féculents (hydrates de carbone) tels que les pâtes, le riz, le pain, la pomme de terre nécessitent un milieu digestif alcalin fourni dès le départ par l’enzyme salivaire, l’amylase.

Les protéines quant à elles, nécessitent un milieu acide pour être digérées.

Or, les lois fondamentales de la chimie font que deux milieux opposés tels que Acide et Base se neutralisent mutuellement.

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Si nous les mélangeons, (sachant que plus nous avalons d’aliments en multipliant les plats comme les personnes citées précédemment au restaurant plus ce mélange se fera), la digestion s’en retrouvera perturbée par la neutralisation des deux milieux, faisant que les aliments ne seront que partiellement digérés.

Notre corps dépensera alors une énergie colossale pour la digestion, génératrice de fatigue, voire de maladies. Mais surtout les aliments non digérés  fermenterons, provoquant des gaz et des désordres digestifs qui viendront fragiliser une fois de plus notre second cerveau : l’intestin grêle dont nous parlerons dans un futur article qui lui sera entièrement dédié.

Voici donc quelques conseils si vous désirez vous faire du bien.

– Tout d’abord mastiquez au moins une vingtaine de fois chaque bouchée afin de réduire votre bol alimentaire en bouillie. Ainsi vous mangerez moins.

– Ensuite, consommez les fruits avant les repas car le fruit cru ne fait que passer dans l’estomac et est assimilé très rapidement par l’intestin. Si vous le mangez en cours ou en fin de repas, il restera piégé plusieurs heures dans l’estomac le temps de la dégradation des protéines. Cela générera une digestion difficile, des fermentations, des ballonnements et une fatigabilité postprandiale (qui n’a jamais eu de renvois au goût de melon après un repas clôturé par ce délicieux fruit ?). C’est la raison pour laquelle certaines cultures beaucoup plus sages que la notre, ou plutôt beaucoup plus à l’écoute de leurs besoins fondamentaux, comme les Brésiliens, les Caribéens, les Asiatiques, mangent les fruits systématiquement au début des repas et sont très surpris lorsqu’ils arrivent en Europe de nous voir les manger en dessert.

Il existe cependant certaines exceptions telles que l’ananas ou la papaye qui clôturent très bien les repas riches en viande ou les bananes pour les repas riches en farineux.

– Enfin, l’acidité digestive inhibant l’enzyme salivaire alcaline nécessaire à la digestion des sucres lents, ne mélangez jamais les protéines animales, les yaourts, le lait (si vous en mangez encore !), la tomate (ou sauce tomate) avec des hydrates de carbone tels que le riz, les pâtes, les pomme de terre. Si vous ne pouvez pas vous passer de l’un ou de l’autre, mangez par exemple votre poisson ou votre volaille à midi avec des légumes qui eux ne viendront jamais entraver l’assimilation de votre aliment et les hydrates de carbone le soir.
Si vous préférez manger au restaurant, il vous est tout à fait possible de commander une viande, un poisson avec des haricots, des légumes sautés ou encore de commander une assiette de pommes de terre avec une bonne salade. Est ce que vous aurez faim en sortant de table ? Sincèrement, si votre mastication est bonne, je ne le pense pas.

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Cela peut paraître un peu « compliqué » de changer ainsi ses habitudes alimentaires et je sais, comme quiconque que c’est certainement une des choses les plus difficiles à changer. Mais croyez-moi, faites en l’expérience par vous même durant deux semaines et faites le point ensuite sur votre état général, sur votre forme, votre fatigue, votre récupération. Vous verrez, je suis certain que vous serez surpris des résultats tant d’un point de vue de votre forme que d’un point de vue de la taille de vos vêtements.

Alors … changez !

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