Comment nos mots deviennent du poison violent ?

Dans notre vie de tous les jours, à tous les instants, nous passons notre temps à communiquer.

Si ce n’est pas avec les autres, c’est du moins avec nous-même.

Pour bon nombre, communiquer sous-entend parler, exprimer ses pensées, ses points de vue, ses sentiments, avec les autres qui nous entourent, au travers des mots que nous utilisons.

 

En pensant que la communication se résume à cela, ces personnes ne sont pas dans le vrai pour deux raisons majeures.

 

Tout d’abord, parce que nous ne communiquons pas qu’au travers de nos mots qui ne représentent que 7 % de nos modes de communication, 38 % de celle-ci se faisant par le ton que nous mettons sur ces mots et enfin 55 % par le biais de notre posture, de nos gestes (langage non verbal).

 

Mais surtout parce que communiquer ne veut pas dire forcément parler avec les autres.

Nous passons notre temps, à chaque instant, à communiquer avec nous-même, au travers de nos soixante mille pensées quotidiennes.

SOIXANTE MILLE PENSÉES par jour, dont une grande majorité se fait de façon automatique et SURTOUT qui sont pour une grande part d’entre elles négatives.

 

Je qualifierais cette grande part de véritable poison que nous distillons à chaque instant dans les veines de notre vie.

 

Ce sont ces mots-là, qui nous font un mal immense, même s’ils ne représentent QUE sept pour cent de nos échanges.

 

Sept pour cent. Une goutte d’eau dans l’océan de notre communication.

Une goutte d’eau certes, mais une goutte d’eau qui répétée à chaque instant peut avoir un effet dévastateur.

 

Si nous faisons tomber une goutte d’eau sur un rocher, elle n’aura aucun impact. Ce n’est qu’une goutte d’eau. Mais si l’impact se fait toutes les secondes pendant cinquante ans, elle finira par creuser un trou dans le rocher. C’est ce que l’on appelle l’érosion.

 

Il en est de même dans le flux incessant de nos pensées. Si celles-ci sont majoritairement négatives elles finiront par nous user.

 

J’ai coutume de dire aux stagiaires qui assistent à mes séminaires que s’ils veulent apprendre à communiquer avec les autres, ils doivent surtout et avant tout apprendre à le faire avec eux-mêmes.

Or nous avons tendance à focaliser notre attention, nous autres humains, sur ce qui se voit, sur ce qui s’entend.

 

Nous en oublions l’essentiel. Le plus important n’est pas toujours là où on le pense.

S’il est un domaine où cela est fondamental, c’est bien celui de la communication.

Apprenons donc à bien communiquer avec nous-même et prenons conscience que nos pensées sont liées à quatre-vingt-quinze pour cent non pas à notre conscient, notre mental, mais à notre subconscient.

 

Celui-ci étant un véritable disque dur enregistrant TOUT ce que nous vivons depuis notre création (et ayant en mémoire le vécu de nos aïeux au travers de la mémoire cellulaire), il gèrera donc à quatre-vingt-quinze pour cent nos pensées.

 

Du fait que nous avons aussi cette fâcheuse tendance à focaliser notre attention sur nos erreurs passées, sur tout notre négatif, ce qui génère en nous des CROYANCES négatives, du fait qu’il existe plus de mots dans notre langue exprimant des émotions négatives que de mots exprimant du positif et surtout du fait que nous utilisons TOUJOURS les mêmes mots dans notre façon de communiquer, nous serons donc inéluctablement, si nous n’y portons pas attention, dans des mots et des pensées NÉGATIVES.

 

Or, nous le savons maintenant, les mots, comme les pensées sont VIBRATOIRES.

Ils auront donc un impact fondamental sur nous-même et sur les autres.

 

Nous connaissons maintenant au travers de la science ou de personnalités comme Deepak Chopra, du Dr Bruce Lipton les effets PLACEBO et NOCEBO.

Peut-être vous direz-vous :

« Je connais l’effet Placébo, mais qu’est-ce que l’effet Nocébo ? »

 

L’effet placébo est l’impact positif de la pensée sur notre santé et notre guérison. A ce sujet, les études scientifiques nous ont montré que nos pensées interviennent à 33 % dans nos process de guérison.

Au même titre, l’effet Nocébo est l’impact NÉGATIF de nos pensées sur notre santé et notre guérison. Nous le savons, un patient qui « focalise » toutes ses pensées sur sa maladie, aura beaucoup plus de mal à guérir.

 

Revenons donc à nos mots et à nos pensées négatives. Ils génèreront donc des états vibratoires négatifs, véritable poison distillé à chaque instant de notre vie.

 

Lorsque nous communiquons avec les autres, tel un effet boomerang, ce que nous dirons, ce que nous penserons nous reviendra tel un boomerang. Et si cela est négatif, nous ne recevrons que du négatif de la part des autres, ce qui viendra consolider nos propres croyances.

 

Lorsque nous médisons sur les autres, lorsque nous passons des heures à critiquer, juger, condamner les autres au travers de discussions stériles, de revues people, ce poison distillé nous reviendra c’est certain avec autant de force et de virulence que ce nous avons mis dedans.

J’ai à ce sujet une petite histoire. Celle d’une dame qui décide d’aller se promener avec une amie. Elles prennent donc le train de banlieue pour passer la journée dans la grande ville voisine. Durant tout le trajet, elle passe son temps à critiquer, médire et juger des « amies », des relations, le système, les politiques, la ville où elles vivent, alors que son amie ne fait que l’écouter.

Arrivée à la gare, alors qu’elles sortent du train, elles passent devant un « clochard » agressif qui leur demande une cigarette. Ne fumant pas elles répondirent qu’elles n’en ont pas. Énervé, le clochard passa à côté d’elles et cracha … sur celle qui avait passé son trajet à verser son poison.

 

ON RÉCOLTE CE QUE L’ON SÈME !!! Telle est la force de ce poison vibratoire !

 

Lorsque nous communiquons avec nous-même, à chaque instant de notre vie, au travers de nos pensées, si nous distillons ce poison de façon insidieuse et permanente, nous nous mettons dans des niveaux vibratoires très bas qui petit à petit viendront « saper » l’estime que nous avons de nous-même.

Nous nous injectons tous seuls ce poison.

NOUS SOMMES NOTRE PIRE ENNEMI mais très souvent nous n’en avons même pas conscience.

Et ainsi, au travers de ces « mots » que nous nous répétons sans cesse dans notre tête, au travers de ces croyances erronées, nous finirons par créer des « maux » qui ne seront que l’expression de nos états vibratoires.

 

Nous ne nous en apercevons pas pour bon nombre, mais nos croyances, nos émotions génèreront nos pensées qui seront à l’origine de nos mots et si nous n’en prenons pas conscience, notre physiologie ne pourra pas faire autrement que de s’exprimer au travers de « maux » qui viendront verbaliser ce mal être.

 

Alors, prenons conscience que ces mots peuvent être de doux cadeaux, mais qu’ils peuvent être tout autant de véritables poisons venant nous pourrir la vie.

Comme le disais Bouddha :

« Les mots ont le pouvoir de détruire ou de soigner. Mais lorsqu’ils sont justes et généreux, ils peuvent changer le monde ! »

 

Décidez donc dorénavant de prêter attention à ces petits mots que vous utilisez au quotidien, qui vont impacter soit positivement soit négativement votre vie, prenez ces rênes de votre vie entre vos mains … et changez !

 

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4 réflexions sur « Comment nos mots deviennent du poison violent ? »

  1. Salut Sylvère,

    Ton article est d’utilité public…

    En effet les mots sont la première arme que nous possédons : un seul mot peut changer la vie d’une personne à tout jamais, dans le bon ou le mauvais sens.

    J’avais tendance avant à me parler assez mal, à être beaucoup trop exigeant avec moi-même et rien ne s’arrangeait… Et quand tu changes de discours et bah, tout change !

    Merci pour ce bon rappel, à très bientôt

    1. Merci Anthony pour ton post et ton témoignage. Il est vrai que lorsque l’on prend conscience de cela et que l’on modifie notre langage envers les autres mais surtout envers soi-même, notre vie change …
      Belle soirée à toi 🙂

  2. Bonsoir Sylvère !
    Un article plein de bon sens. J’ai une maladie incurable et ne peux prendre aucun médicament d’où des douleurs à assumer. Quand j’ai des idées tristes, les douleurs sont plus fortes et la fatigue plus intense. Il suffit que les douleurs soient gérables pour que mes idées soient positives et pleines d’espoir. J’aimerais pouvoir me parler positivement quand ces douleurs sont fortes mais je n’y arrive pas. Normal me dit le dr ! Oui, normal mais j’aimerais trouver une solution pour être positive même dans ces moments durs car quand la douleur est là, elle est là. J’en demande peut-être trop. En tous les cas, vos commentaires sont toujours très vrais et me donnent espoir. Qui sait… Peut-être qu’un jour, je serai capable d’aller au-delà de la douleur ! Grand merci pour vos écrits et belle soirée à vous 🙂

    1. Bonsoir Daniele 🙂
      Un grand merci pour votre post. En tant que thérapeute je sais combien il est difficile de rester positif lorsque les douleurs sont là, présentes et suis heureux que mes commentaires puissent vous apporter espoir. Je ne peux que vous conseiller d’attacher une grande importance à votre alimentation au travers des articles que j’ai posté dessus (notamment l’équilibre Acido-basique), de prendre soin de votre intestin (flore bactérienne) et peut être de vous laisser tenter par la méditation.
      Je vous invite aussi à visiter le site d’Honesty et ses programmes en libre accès http://www.honesty.life/a/2528/ZetvoDEr
      Cela pourrait vous aider également à mieux gérer vos idées notamment lors des périodes de douleurs.
      J’espère de tout coeur pouvoir contribuer, même légèrement, à votre mieux-être et vous souhaite une lumineuse soirée.
      Bien à vous 🙂

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